La saison 2020

Matthew Hilton du 31 janvier au 15 février

Matthew Hilton est né à Londres en 1948. Son père, plasticien, lui donne très tôt l’envie de peindre et Matthew développe sa sensibilité artistique dans le petit jardin familial, d’où le titre de l’exposition : « un autre jardin ».  Ses œuvres dont plusieurs figurent dans des collections publiques en Grande-Bretagne, aux USA et en France, utilisent des techniques mixtes de collages et peinture sur papier, carton et toile.Installé en France depuis 2004, Matthew Hilton a posé ses valises à côté de Pamiers, une ville dont il dit qu’elle a pour lui un charme particulier.Pour Matthew Hilton, « la fonction d’une œuvre d’art est de permettre une halte, aussi brève soit elle, dans notre course précipitée vers la tombe ». Il n’hésite pas pour cela à perturber la manière de percevoir les objets dans leur berceau espace/temps.L’exposition « un autre jardin » du 31 janvier au 15 février à l’espace d’art contemporain des Carmes à Pamiers, est conçue comme une rétrospective de son œuvre qui se veut une réflexion sur la capacité métaphorique de l’espèce humaine.

Ekin Kirimkan et Marie Besche, du 6 au 28 mars

Formée au dessin à l’Académie Royale des Beaux-arts de Bruxelles, Ekin Kirimkan s’initie à la gravure à l’Académie d’Ixelles. Elle rejoint en 2010 l’atelier de gravure « La Main Gauche » à Toulouse dont elle intègre le Collectif et y enseigne la gravure jusqu’en août 2016. Elle est aujourd’hui installée à Sainte-Croix Volvestre, en Ariège, où elle dispose d’un atelier de gravure. Parce que la gravure est un corps à corps avec la matrice, une fouille dans ses entrailles, elle révèle couche après couche sa mémoire et sa matière et les fait remonter à la surface par le biais de multiples interventions chimiques et alchimiques. La taille devient trace et s’inscrit dans la mémoire du temps. La trace, l’empreinte, induite par le report révèle un principe lié à l’existence des fossiles : « Dans le cas d’un corps solide inclus dans un autre corps solide, le premier des deux à s’être solidifié est celui qui a imprimé sur l’autre les caractéristiques de sa propre surface. » (Sténon)

 

Les paysages de Marie Besche sont la plupart du temps croqués sur le vif dans une première couche de vernis.


Les outils de la gravure permettent d’enrichir ce croquis de traits fins, d’intensités différentes, de matières légères. 

Dans le temps long de la gravure s’immisce la rêverie, l’anecdote, chaque
 morsure amenant une nouvelle morsure.
Le dessin se fabrique ainsi, par un échange entre la technique et l’inspiration 

Tristan Ra et Mélissa Tresse du 10 au 25 avril

Bien qu’il ait posé ses valises au Carla Bayle depuis 1987 où il ouvre chaque été les portes de son atelier aux visiteurs, cet artiste atypique a besoin régulièrement de s’imprégner de sensations lointaines, de mondes pleins de mystères, d’harmonies délicates et de couleurs saturées par le soleil.

«J’ai besoin d’avoir un déclic, il me faut avoir le goût de la couleur dans la bouche, le bruit de la rue, les sensations […] Ce n’est pas seulement un paysage qui m’inspire, il me faut un contexte extérieur.Je l’ai trouvé en Orient où les grandes villes comme Jérusalem, Istambul, Fès ou Kairouan sont chargées d’histoire et de couleurs.

Née en 1985 à Grasse, de parents artistes, Mélissa découvrira le dessin et la peinture très jeune. Après  avoir passé une licence d’Arts Plastiques à Toulouse, un besoin d’apprendre de nouvelles techniques se fait sentir. Une période de voyages commence, stage de 4 mois au sein de l’Atelier Antonin Artaud à Tenerife pour apprendre la gravure, puis le soufflage de verre à la Marsa en Tunisie, et enfin au Mali où elle apprendra à teindre des tissus “bogolan” selon la tradition au Centre Contemporain de Kasobané.  

En 2007 elle décide de s’inscrire à L’Ecole Supèrieure des Beaux Arts de Nîmes, où elle aura la chance d’obtenir une résidence de deux mois dans l’école de Luxun en Chine; jusqu’au DNSEP en 2010 et continue à travailler la gravure et la peinture dans son atelier en région Parisienne.

Nadine Debay et Felip Costes du 5 au 20 juin

Nadine Debay, née le 20 août 1963 est sculpteur autodidacte. Elle vit entre Paris, L’Ariège et le Burkina Faso. Avide d’impressions et de contrastes c’est une passionnée de nature et de voyages. Elle provoque le destin comme elle provoque la matière, poussée à s’aventurer vers les mystères de l’homme et de la vie, pour transcrire dans ses créations un monde d’espoir et d’amour.

Formé à la photographie puis la vidéo Felip Costes travaille tout d’abord, comme caméraman et monteur sur des films institutionnels, courts métrages et pubs. Il s’oriente ensuite vers les images de synthèse en 3D et se spécialise dans l’animation des personnages. 

Actuellement il se consacre entièrement à ma peinture.

Carte blanche à la BIZ'ART'RIT du 4 au 26 septembre

Les artistes fondateurs de cette association fuxéenne sont issus de divers horizons et ont chacun suivi une voie différente avant de se réunir autour du projet commun de La Biz’Art’Rit. Venant d’écoles d’art (Montpellier, Toulouse) ou autodidactes, il se sont rassemblés autour du postulat de la difficulté pour un artiste de promouvoir son travail, rencontrer d’autres artistes afin de créer un réseau d’échange, et continuer à produire de façon isolée.

En 2014, convaincus du potentiel d’effervescence artistique Ariégeois et des zones dites « rurales » en général (l’art contemporain est partout, par tous et pour tous), ils décident de créer La Biz’ART’Rit afin de réunir ces artistes dans un projet collectif permettant de mutualiser les savoirs-faire, mettre en place et accompagner des projets artistiques d’envergure et ainsi promouvoir l’art contemporain en Ariège et ses alentours.

Rejser, du 2 au 17 octobre

 

Rejser a mal au Monde, à notre monde qui tourne à l’envers, laisse les réfugiés se noyer, la course au pétrole détruire la planète, les cultures traditionnelles disparaître…

Et elle le dit avec force et justesse, ses sculptures, ses peintures , ses tôles oxydées, ses calligraphies nous interpellent et nous font partager ses émotions de la plus belle des manières.

du 6 au 21 novembre

Raymond Verdier du 27 novembre au 12 décembre

Le travail de Raymond Verdier se situe à la frontière du figuratif et de l’abstrait, influencé par le « minéral » et le « végétal ». Il construit ses tableaux par couches successives, par l’accumulation de strates (papiers préparés et collages) encres, craies grasses et enfin huile. C’est un travail de coloriste.

Souvenirs de voyages et rencontres, émotions et sensations, tout cela « nourrit » mon imaginaire avec la complicité du hasard. Ses tableaux ne racontent pas une histoire, ils n’ont rien d’anecdotique, leur but est de donner à « rêver ».