La saison 2022

Janek Nitkiewicz

Du 8 au 29 octobre

L’art du trait

Psychanalyste de profession, passionné d’art depuis l’adolescence, il rencontre la calligraphie chinoise voici quelques années. Des maîtres de cet art lui permettent d’acquérir la maîtrise de cette discipline difficile afin d’effectuer son propre chemin ; mais il sait que tout doit être remis sans cesse à l’ouvrage et que celui-ci est sans fin.  « La voie est comme un bol vide que nul usage ne comble » écrit Lao Tzeu et Janek sait que ce n’est pas le but qui prime mais le chemin pour y parvenir. Il sait l’humilité de la démarche et la difficulté du dire. Pourtant en peu d’années sa technique s’est affirmée et l’a poussé à explorer des visions plus contemporaines ; le mariage de ces deux approches, traditionnelles et contemporaines, l’amène à réaliser des œuvres personnelles, riches, empreintes d’humanité et de sagesses ;  « derrière chaque calligraphie il y a une histoire humaine » dit-il avec son phrasé si particulier d’homme ayant atteint une certaine sérénité. Est-ce son travail de psychanalyste, son approche de la philosophie orientale, qui lui donne cette présence, cet aura de sage lettré ? Sans doute les deux.  « Le calligraphe donne corps au caractère en y transférant l’activité de son corps propre. L’acte calligraphique m’a permis de reprendre le développement de mon rapport à moi-même et au monde où il fût à un moment de mon histoire interrompu » dit-il encore. Se retrouver soi-même, s’inscrire et participer au monde, c’est ce que permet cet Acte de peindre, qu’est le rapport de l’encre et du pinceau, dont le contrôle n’appartient qu’a l’homme. Cet acte est le seul qui puisse conjuguer l’Esprit et le geste, transmettre, transcrire le QI, souffle vital propre à toute chose. Janek Nitkiewicz connaît les enjeux de sa démarche et s’y conforme avec toute l’ humilité qui le caractérise. Le rencontrer c’est déjà faire un pas dans un univers parfois étrange et déroutant pour un occidental, les repères culturels étant différents ; le rencontrer c’est participer à ces échanges qu’il affectionne ; le rencontrer c’est découvrir une œuvre, un personnage, une culture. Le rencontrer……….

Daniel DESPOTHUIS

Marie-France Navarro & Jeanne Gosselin

Du 10 septembre au 1er octobre, vernissage le vendredi 9 septembre.

Jeanne Gosselin, Vision Fantasmée

Diplômée Professeure d’Art Plastique (Beaux Art, La Haye principalement), puis spécialisation en sculpture (Académie Norvège).

Après avoir exercé comme enseignante aux Pays Bas (Lycées et Centre Culturels), elle s’installe en France où elle trace sa propre voie créative.

Après un premier Atelier en 1977 dans les Yvelines, elle ouvre l’Atelier du Mouton d’Argile en 1981 à Maintenon (Eure et Loire).

Cet Atelier du Mouton d’Argile la suivra en Ariège où elle demeure depuis 1987. Elle y donnera cours et stages, tout en exposant dans Salons et Galeries (France – Pays bas).

Pour Jeanne Gosselin créer c’est donner vie à une idée, un sentiment, communiquer à travers une œuvre d’art et partager le monde avec le spectateur.

« Ce que je ne peux pas dire avec des mots, je l’exprime par la matière !»

Marie-France Navarro, Symphonie Végétale

Le jardin, lieu de détente, de cueillette et d’observation, inspire et nourrit l’imaginaire.
Bien sûr, il ne s’agit pas de représenter la nature comme le fit Durer en peignant sa magnifique touffe d’herbe, mais de faire entrer la nature dans une problématique artistique.

Paul Klee compare la position de l’artiste à celle d’un arbre : sa ramure à l’œuvre d’une vie et ses racines aux orientations du créateur dans le monde.

Giuseppe Pénone tisse des fils qui relient l’humain à la nature, à la terre, à la sève matériau de prédilection.

Si l’objectif n’est pas de restituer fidèlement la nature il est plutôt de rendre le sentiment de fusion que l’on éprouve face au paysage végétal, ses rythmes, son élan créateur.

Après traces d’étamines, témoignage d’un passage éphémère à la fois volatile et substanciel, « Mémoire de tilleul » Arbre mythique depuis l’antiquité : soigne, apaise, rasséréne.

Véritable besoin, hommage à la nature source de vie où le végétal occupe une place prépondérante : une place vitale à l’humain.

MFN …/…

Si on arrive à apprivoiser Marie France, elle nous introduit dans son intimité créatrice on découvre ce que sa mémoire non seulement de ce qu’elle a vu et admiré mais aussi touché et caressé, senti et humé, entendu et écouté, goûté et savouré se déploie dans son atelier dans la proprioception d’une « dame à la licorne contemporaine. »

  Luz PRADA

10 ans, ça se fête !

Dans le cadre des 10 ans de l’Espace d’art Contemporain des Carmes, l’équipe Art+ vous propose l’exposition Genesis réunissant plus de 10 artistes qui ont fait vivre la galerie jusqu’à présent, et de nombreuses autres surprises !

Du 25 juin au 9 juillet 2022, l’équipe Art + a pu partager avec son public des moments privilégiés. Cet anniversaire fut un beau succès et un immense plaisir pour tous, avec par exemple le partage du gâteau d’anniversaire, ou encore les apéros concerts. 

Tristan Ra & Mélissa Tresse

Du 28 mai au 18 juin, vernissage le vendredi 27 mai.

Tristan Ra. Il faut, pour expliquer son travail, remonter dans la grande tradition de l’ornement, celle qui nous vient de l’Orient médiéval, a longé les rives de la Méditerranée à travers le Maghreb, et déversé la richesse de ses motifs sur l’Espagne.

Des décors orientaux aux draperies de Vermeer, des rinceaux du Moyen-âge, le lien est l’ornement. Les motifs floraux, les entrelacs, les arabesques sont les forces vivantes qui débordent sur la toile. En cela, l’ornement dépasse la simple fonction esthétique que peut avoir la décoration ; il exprime la vie dans ce qu’elle a de meilleur.

Mélissa Tresse, née en 1985 à Grasse, de parents artistes, elle découvrira le dessin et la peinture très jeune. Après avoir passé une license d4arts Plastiques à Toulouse, un besoin d’apprendre de nouvelles techniques se fait sentir. Une période de voyages commence, stage au sein de l’Atelier Antonin Artaud à Ténérife pour apprendre différentes techniques de gravure, puis le soufflage du verre à la Marsa en Tunisie.
En 2007 elle décide de s’inscrire à l’École Supérieure des Beaux Arts de Nîmes, où elle aura la chance d’obtenir une résidence de deux mois dans l’École de Luxun en Chine ; jusqu’au DNSEP en 2010.
Mélissa continue à travailler la peinture, le dessin et la gravure dans son atelier de Lanoux en Ariège, et propose des stages d’initiation aux techniques de la gravure.

« Pratiquant la peinture depuis plusieurs années je poursuis aujourd’hui une recherche parallèle en gravure, une technique riche qui se renouvelle sans cesse.
L’estampe me permet de développer le caractère graphique et narratif de mon travail, construire un monde fourmillant et minutieux qui émerge sur le papier, laissant la trace d’une bribe d’histoire étrange et drôle à la fois.
Ma recherche graphique se base sur les rapports formels et surtout sensibles qui s’établissent entre l’humain et l’animal. Je suis fascinée par l’incroyable mixité du vivant et le potentiel de formes qu’elle recèle. En dessinant, je tente de suggérer une grande spontanéité dans l’écriture graphique.Le mythe et la fable sont pour moi comme un langage vivant qui me sert à interroger le présent. »

Kavin & Sarah Ho, du 30 avril au 21 mai 2022

« Lumière et Ombre
Verre et Fer
Comprendre ce qu’est le temps,
utiliser les mémoires,
interroger les témoins que sont les pierres,
taillées et polies par nos lointains parents,
parler de la dérive des continents et de ses déchirures.
Mais aussi, choisir des formes, les rapprocher et observer leur dialogue. »

Kavin, originaire de Châteaudun en Eure et Loir, arrive à Paris à l’âge de 15 ans. Il suit les cours de l’École Nationale de Photographie Vaugirard et exerce ce métier pendant 9 ans. Parallèlement, il fréquente l’atelier du céramiste Paul Savigny à Mont parnasse. De 1971 à 1974, il expose des peintures abstraites reprenant des motifs de dessins créés à l’âge de 13 ans. En 1975 avec son épouse, il devient céramiste en Vallée d’Aure puis à Gensac de Boulogne, se spécialisant dans les formes féminines réalisées par la technique du Raku.
Depuis une douzaine d’années, sa réflexion sur la mémoire, le temps, l’énergie vitale, l’a amené à trouver des techniques personnelles de travail du verre.

Sarah Hô est diplômée des ateliers de Tapisserie d’art de l’école Duperré (Paris) en 2015. Elle se forme ensuite à diverses techniques artisanales auprès d’artisans en France et au Vietnam : elle apprend la broderie de soie, le tissage, le feutre de laine, la bijouterie et la cire perdue, la gravure sur cuivre… autant de technique et de matériaux qu’elle convoque et qu’elle croise depuis au fil des projets. Elle initie fin 2016 un travail de recherche autour du tapis comme objet de transmission dans le cadre d’un master en design à l’université Jean Jaurès à Toulouse, qui donnera lieu ensuite au projet Faire tapis, développé dans le cadre de la résidence Création en cours des Ateliers Médicis, ou bien le projet Colporteur, un tapis interactif qui sera exposé à la Biennal du textile contemporain Influence. Elle grave aussi beaucoup de tapis à l’atelier de La Main Gauche.  Parallèlement à son activité artistique, elle s’investis comme tisserande dans la valorisation des laines locales et des savoir-faire textiles au sein de la coopérative Laines Paysannes en Ariège, où elle participe activement à la mise en place et au développement d’un atelier de tissage artisanal pour la fabrication de tapis.

 

Jacques & Catherine Saint Martin, du 2 au 23 avril 2022

Les œuvres actuelles de Jacques mettent en jeu des sculptures en fil et en verre à vitrail, légères, mobiles, aériennes, transparentes et colorées qui varient d’intensité suivant la lumière qui les traverse. Dans cette expo, il présentera également des peintures brodées et des aquarelles.
Catherine, quant à elle, crée des « architextures » construites à partir de tissus, perles et rubans collés sur des panneaux de bois découpés évoquant des architectures imaginaires et poétiques.

Patrick Ané, du 5 au 26 mars 2022

Huis Clos, 24 décembre 2021 au 15 janvier 2022